Une « personne non-humaine »

En Argentine, une femelle orang-outan, Sandra, s’est vue reconnaître le statut de « personne non humaine » par la Chambre de cassation pénale au mois de décembre.

Cette juridiction a appliqué à l’animal une ordonnance de l’Habeas Corpus (le droit de ne pas être emprisonné sans jugement) pour lui reconnaître le droit de vivre en liberté après avoir passé vingt ans au zoo de Buenos Aires.

L’association de fonctionnaires et avocats pour le droit des animaux, l’AFADA, à l’initiative de l’action en justice, faisait valoir que Sandra est « une personne non humaine car elle a des liens affectifs, elle réfléchit, elle ressent, elle se frustre d’être enfermée, elle prend des décisions, elle est dotée de conscience et de perception du temps, elle pleure quand elle perd (un proche), elle apprend, elle communique et elle est capable de transmettre son savoir ».

Une demande similaire avait été rejetée en décembre 2013 par la justice de New York : une organisation de défense des animaux demandait alors que quatre chimpanzés en captivité soient considérés comme « personnes non humaines » et bénéficient du droit à la liberté.

Le débat sur la personnalité juridique et le véritable statut des animaux est relancé……