L’Art annonciateur de l’évolution de la considération de l’animal

De Lascaux a Damien Hirst

Il y a environ 17000 ans à Lascaux, sur les parois d’une grotte des hommes ont représenté des animaux, que symbolisaient-ils? Peut-être simplement eux-mêmes.

Au moyen Age, les représentations animales dans l’art Médiéval furent influencées par la religion, elles sont surtout symboliques, représentant le bien ou le mal, s’exposant dans les églises, sur les vitraux des cathédrales, sur les fresques de bâtiments religieux, sur des tapisseries. Qu’ils soient d’ailleurs réels ou imaginaires, des chiens et des lions, des licornes et des dragons…

A partir du 14ème siècle, leurs représentations se détachent du symbolisme religieux, ils seront  représentés en tant que tels, sous l’influence des nouvelles sciences et de l’histoire naturelle.

L’aube du 17ème siècle voit sa représentation dans l’art devenir un genre à part entière quittant ainsi les traditions iconographiques, religieuses ou mythologiques. Ce nouveau courant est particulièrement porté dans la peinture flamande,  Adriaen van Utrecht (1599-1652)

Au 18ème siècle, la peinture animalière s’apprécie particulièrement en France et en Angleterre, soutenus par des artistes tels, Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) ou  George Stubbs (1724-1806), ils témoignent de la place privilégiée qu’occupaient les animaux dans les cours européennes.

Le 19ème siècle, voit la représentation animalière se fonder sur l’animal en tant qu’ « individu », des sculpteurs animaliers tels Louis Antoine Barye (1796-1875), Emmanuel Fremiet (1824-1910), désormais, ils n’appartient plus seulement à l’entourage de l’homme, mais il existe en tant qu’individu.

Puis le 20ème siècle, avec Rembrandt Bugatti (1884-1916), Picasso (1881-1973), César (1921-1998), Damien Hirst (né en 1965), l’animal fut sculpté, dessiné, déplumé, soudé, coulé, découpé….. Bref admis, reconnu, et maintenant, objet de droit.

Me Richard Bédot Commissaire-Priseur